Parlons argent?

Bulle linguistique numéro 30 Parlons argent? Au gré de la fantaisie, nous mettons le mot argent au féminin, nous l’utilisons au pluriel à l’opposé de l’usage. Bref, le mot « argent » nous donne du fil à retordre. Retenons que le mot « argent » est masculin - singulier. (suite…)

Le verbe au singulier ou au pluriel?

Bulle linguistique numéro 29 Le verbe au singulier ou au pluriel? Vous est-il déjà arrivé de vous demander si le verbe s’accordait au pluriel ou au singulier? Même si nous savons très bien que le verbe s’accorde avec le sujet, certains verbes ont un sujet composé d’un mot singulier et d’un mot pluriel. Lequel choisir pour l’accord? Regardons les phrases suivantes :
  • L’équipe de joueurs de hockey vient viennent de remporter la victoire.
  • Un groupe de musiciens présentera présenteront un concert à Vienne.
La règle à appliquer porte le nom de l’accord du verbe avec un sujet collectif. Voici les grandes lignes à retenir :
RÈGLES GÉNÉRALES EXEMPLES
  1.  Le verbe s’accorde avec le nom collectif s’il est précédé d’un déterminant défini (le, la) ou d’un déterminant possessif (mon, ta, sa, notre, etc.) ou d’un déterminant démonstratif (ce, cet, cette).     2.  Le verbe s’accorde soit avec le complément soit avec le nom collectif si ce dernier est précédé de un ou de une, et ce, selon l’intention de l’auteur.  
  • Le volume des devis était imposant.
  • Notre équipe de joueurs termine gagnante.
  • Cet ensemble de décisions soulève plusieurs problèmes.
   
  • Un grand nombre d’étudiants se sont présentés/s’est présenté à l’activité Portes ouvertes.
  • Une série de mesures a reçu/ont reçu l’aval des autorités.
Le déterminant devant le sujet collectif nous suggère l’application de la règle. Bien sûr, il y a des exceptions et des cas particuliers, mais cette bulle n’en tient pas compte.

Pourquoi les pléonasmes?

Bulle linguistique numéro 28 - Pourquoi les pléonasmes?

Que ce soit dans la langue littéraire ou familière, le pléonasme sert à insister sur un point, à renforcer une idée, par l’ajout de mots souvent redondants, répétitifs, mais nullement nécessaires au sens. Toutes les langues ressentent le besoin de préciser l’intention par le pléonasme : une répétition parfois drôle qui suscite rires et corrections. En voici quelques-uns :
  1. Applaudir des deux mains (essayons d’une main!)
  2. C’est mon livre à moi (est-ce que c’est clair?)
  3. Collaborer ensemble (en général, nous collaborons ensemble, non?)
  4. Comme par exemple (déjà le mot comme est un exemple)
  5. Descendre en bas (bien connu de tout le monde, mais difficile à changer)
  6. Détruire totalement (imaginez détruire partiellement!)
  7. Hasard imprévu (pouvons-nous prévoir un hasard?)
  8. Importer de l’étranger (l’importation vient toujours d’ailleurs)
  9. Monter en haut (essayez de monter en bas pour voir!)
  10. Optimiser au maximum (optimiser au minimum?)
  11. Période de temps (une période est déjà un espace de temps)
  12. Petit détail (un détail n’est-il pas petit par définition?)
  13. Prédire à l’avance (peut-on prédire le passé?)
  14. Preuve probante (par définition, une preuve est probante)
  15. Puis ensuite (après et après!)
  16. Reculer en arrière (parfois entendu dans les autobus)
  17. S’avérer vrai (le mot avérer vient de vrai)
  18. Se lever debout (avez-vous déjà essayé de faire autrement?)
  19. Un bail de location (un bail est un contrat pour louer)
  20. Un don gratuit (pouvons-nous le rendre payant?)
… et bien d’autres encore. À vous de continuer la liste!

Une question de style

Bulle linguistique numéro 27 - Une question de style

Dans le but d’améliorer la construction de phrases, nous abordons cette semaine un sujet de style. Enrichir nos textes, nos écritures exige temps et réflexion, mais aussi l’application de moyens efficaces. Observons la phrase suivante :
  • En sortant de la conférence, la journaliste a posé des questions à l’orateur.
Au plan syntaxique et orthographique, cette phrase se tient, mais nous pourrions lui donner plus d’aplomb. Par la transformation du gérondif (en + participe présent) en nom, nous obtenons une phrase plus percutante.
  • À la sortie de la conférence, la journaliste a posé des questions à l’orateur.
De plus, nous éliminons un verbe, ce qui rend la lecture plus aisée. S’il y a plusieurs gérondifs ou participes présents dans un texte, nous suggérons cette modification. Exemples :
  • Elle s’écrie de joie en voyant les résultats.
  • Elle s’écrie de joie à la vue des résultats.
  • Le pompier a sauvé l’enfant en risquant sa vie.
  • Le pompier a sauvé l’enfant au risque (au péril) de sa vie.
  • Ayant traversé l’océan en bateau à rames, elle a vaincu ses peurs.
  • Par la traversée de l’océan en bateau à rames, elle a vaincu ses peurs.
  • Présidant l’entreprise familiale, elle a implanté des mesures écologiques importantes.
  • Présidente de l’entreprise familiale, elle a implanté des mesures écologiques importantes.
Cette modification donnera de la vigueur à vos textes, vos courriels et vos textos.