Bulle linguistique numéro 28 – Pourquoi les pléonasmes?

Que ce soit dans la langue littéraire ou familière, le pléonasme sert à insister sur un point, à renforcer une idée, par l’ajout de mots souvent redondants, répétitifs, mais nullement nécessaires au sens.

Toutes les langues ressentent le besoin de préciser l’intention par le pléonasme : une répétition parfois drôle qui suscite rires et corrections.

En voici quelques-uns :

  1. Applaudir des deux mains (essayons d’une main!)
  2. C’est mon livre à moi (est-ce que c’est clair?)
  3. Collaborer ensemble (en général, nous collaborons ensemble, non?)
  4. Comme par exemple (déjà le mot comme est un exemple)
  5. Descendre en bas (bien connu de tout le monde, mais difficile à changer)
  6. Détruire totalement (imaginez détruire partiellement!)
  7. Hasard imprévu (pouvons-nous prévoir un hasard?)
  8. Importer de l’étranger (l’importation vient toujours d’ailleurs)
  9. Monter en haut (essayez de monter en bas pour voir!)
  10. Optimiser au maximum (optimiser au minimum?)
  11. Période de temps (une période est déjà un espace de temps)
  12. Petit détail (un détail n’est-il pas petit par définition?)
  13. Prédire à l’avance (peut-on prédire le passé?)
  14. Preuve probante (par définition, une preuve est probante)
  15. Puis ensuite (après et après!)
  16. Reculer en arrière (parfois entendu dans les autobus)
  17. S’avérer vrai (le mot avérer vient de vrai)
  18. Se lever debout (avez-vous déjà essayé de faire autrement?)
  19. Un bail de location (un bail est un contrat pour louer)
  20. Un don gratuit (pouvons-nous le rendre payant?)

… et bien d’autres encore. À vous de continuer la liste!