QU’EST-CE QU’UN ANGLICISME?

Bulle linguistique no 34

Au Québec, les francophones sont entourés d’anglophones : ceux du Canada et ceux des États-Unis. Au total, le français vit dans un environnement de 350 à 400 millions d’anglophones. Résultat, il est inévitable que l’anglais tente d’entrer dans la langue française; ce qui produit des anglicismes de différents types. Aujourd’hui, nous présentons quatre types d’anglicismes.  […]

Habileté ou habilité?

Bulle linguistique numéro 32

Habileté ou habilité?

Une orthographe erronée créera ambigüités et imbroglios sur le plan de la compréhension. Par distraction ou tout simplement par méconnaissance, le destinataire se méprendra sur le sens.

Habileté

Ce nom féminin nous vient de « habile » et signifie une personne qui agit avec adresse ou ce qui est fait avec intelligence et compétence. Une habileté dans un domaine quelconque (sports, arts, sciences) signifie la maîtrise, la compétence.

Remarque : le « e » de habileté ne se prononce pas,

Avant que ou après que…

Bulle linguistique numéro 31

Avant que ou après que

Tout francophone ou francophile comprend le sens de ces deux expressions. Même si nous saisissons la signification, les temps de conjugaison sont parfois douteux.

Voici un moyen simple pour se souvenir :

Dans une phrase construite avec « avant que », l’emploi du subjonctif (présent ou passé) oblige; à l’opposé, avec « après que » l’indicatif s’impose. Il peut notamment s’agir, dans ce dernier cas, du présent, du passé composé, de l’imparfait, du futur, du futur antérieur ou autres temps de l’indicatif.

Parlons argent?

Bulle linguistique numéro 30

Parlons argent?

Au gré de la fantaisie, nous mettons le mot argent au féminin, nous l’utilisons au pluriel à l’opposé de l’usage. Bref, le mot « argent » nous donne du fil à retordre.

Retenons que le mot « argent » est masculin – singulier. […]

Le verbe au singulier ou au pluriel?

Bulle linguistique numéro 29

Le verbe au singulier ou au pluriel?

Vous est-il déjà arrivé de vous demander si le verbe s’accordait au pluriel ou au singulier? Même si nous savons très bien que le verbe s’accorde avec le sujet, certains verbes ont un sujet composé d’un mot singulier et d’un mot pluriel. Lequel choisir pour l’accord?

Regardons les phrases suivantes :

  • L’équipe de joueurs de hockey vient viennent de remporter la victoire.
  • Un groupe de musiciens présentera présenteront un concert à Vienne.

Pourquoi les pléonasmes?

Bulle linguistique numéro 28 – Pourquoi les pléonasmes?

Que ce soit dans la langue littéraire ou familière, le pléonasme sert à insister sur un point, à renforcer une idée, par l’ajout de mots souvent redondants, répétitifs, mais nullement nécessaires au sens.

Toutes les langues ressentent le besoin de préciser l’intention par le pléonasme : une répétition parfois drôle qui suscite rires et corrections.

En voici quelques-uns :

  1. Applaudir des deux mains (essayons d’une main!)
  2. C’est mon livre à moi (est-ce que c’est clair?)
  3. Collaborer ensemble (en général,

Une question de style

Bulle linguistique numéro 27 – Une question de style

Dans le but d’améliorer la construction de phrases, nous abordons cette semaine un sujet de style. Enrichir nos textes, nos écritures exige temps et réflexion, mais aussi l’application de moyens efficaces.

Observons la phrase suivante :

  • En sortant de la conférence, la journaliste a posé des questions à l’orateur.

Au plan syntaxique et orthographique, cette phrase se tient, mais nous pourrions lui donner plus d’aplomb. Par la transformation du gérondif (en + participe présent) en nom, nous obtenons une phrase plus percutante.

Abreuvoir ou fontaine?

Abreuvoir ou fontaine?

Bulle linguistique numéro 26

Malgré des apparences de conservatisme, la langue française évolue. Des mots prennent d’autres sens. Nous le constatons surtout en informatique (virus, puce, souris). Certaines conjugaisons de verbes s’emploient moins (passé simple, subjonctif imparfait). Des orthographes se simplifient (clé pour clef, ognons pour oignons). Bref, ces modifications correspondent aux besoins des usagers et des réalités de différentes époques.

Au Québec, l’histoire de la langue française est jeune. Nos ancêtres défricheurs ou cultivateurs ont utilisé des mots qui correspondaient à leur mode de vie, mais aujourd’hui, ces mots ne décrivent plus la même réalité.

Demeure, domicile et résidence

Demeure, domicile et résidence

Bulle linguistique numéro 25

Nous sommes d’accord pour affirmer que ces trois mots désignent le lieu où quelqu’un habite. Ils sont en quelque sorte synonymes, mais avec certaines nuances.

DEMEURE

Bien sûr, il s’agit d’une habitation, mais ce mot tend à vieillir et, par conséquent, se révèle moins utilisé. Il se réfère souvent à une maison d’une certaine importance, d’un certain prestige.

Le verbe réfèrer s’emploie à la forme pronominale en français. Écrire « référer quelqu’un » est un anglicisme.